Le 1er mai, Malakoff doit se rappeler de son histoire. Celle des luttes sociales, du Front Populaire, d’une Bourse du Travail vivante, cœur battant de notre mémoire ouvrière. Aujourd’hui, une nouvelle précarité nous interpelle : celle des livreurs à vélo, travailleurs de l’ombre d’une économie numérique mondialisée sans éthique.
Ceux-ci, souvent exilés, sillonnent nos rues par tous les temps, sans toilettes, sans lieu de repos, sans possibilité de recharger leur outil de travail, pour nous servir. Leur dignité est en jeu. Or, des solutions existent et Malakoff doit s’inspirer des villes les plus volontaristes.
Nous proposons la création d’un « Lieu d’Accueil des Mobilités Actives ». Un espace concret, construit avec la Bourse du Travail, les syndicats, les associations Scarabée et Zinzolin (déjà engagées auprès des exilés). Un lieu pour se reposer, se soigner, recharger son vélo et bénéficier de conseils administratifs et d’ateliers sécurité routière.
Paris et Nantes l’ont fait. Pourquoi pas nous ? Ce projet, c’est de l’écologie pratique, de la solidarité internationale et la défense des droits des travailleurs réunis en un seul endroit. C’est refuser la ville « uberisée » au profit de la ville solidaire. C’est aussi participer à une circulation apaisée.
Alors que Gabriel Attal tente de fragiliser la fête universelle du 1er mai, exigeons de la majorité qu’elle initie ce projet au plus vite. Pour que Malakoff redevienne la ville qui ne laisse personne au bord du chemin.
« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, ou elle ne sera pas. » – Karl Marx